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Strasbourg, c'est comme Paris, mais en plus petit.

Mardi 10 Octobre 2006
En ce moment, j'écoute : army of lovers - crucified (lien amazon.fr)
Me revoilà ! Je vous ai manqué ?

J'ai été pas mal occupé pendant le mois de septembre, entre la fin de mon stage, et la rédaction de mon mémoire de fin d'études, je n'ai pas eu beaucoup de temps libre. Les deux dernières semaines avant la date limite étaient d'ailleurs très stressantes, si je vous raconte ça un jour cela fera l'objet d'un billet complet ^^;

En revanche, une fois ce truc rendu, c'étaient les vacaaaaaaances ! Yeah.

Bon, ok, je n'avais qu'une semaine de vacances avant de commencer ma vie de salarié, mais c'était déjà ça ; Et j'ai vraiment profité de chaque seconde, pour dormir, manger, regarder la télé... smiley: sourire

Le week-end par contre, fut mémorable : un véritable enterrement de vie d'étudiant, une ballade dans l'est du pays.



Vendredi (soir)

Avec trois amis, nous étions invités depuis un certain temps à passer quelques jours à Strasbourg, chez la jeune fille avec qui nous étions allés à Deauville (sauf que ce n'était pas Deauville en fait).

Spécialités culinaires
Spécialités culinaires
Énoncé du problème : 3 personnes désirent se rendre à Strasbourg. Deux d'entre elles sont à Paris, la troisième à Reims. Quel est le parcourt optimal, en termes de temps de trajet, de coût, et d'ennui sur le chemin ("agreabilité"?) ? Le plus simple semblait être de prendre le Paris-Strasbourg à gare de l'est, pendant que le rémois prenait l'autoroute. Mais quelques heures avant le départ, vu que je n'avais toujours pas mon billet, et que je n'arrivais pas à joindre celui qui avait pris le sien, pour connaître le numéro du train... je commençais à me demander si j'allais réussir à partir. Presque au dernier moment, vient l'idée de ne prendre le train que jusque Reims, puis de faire le reste en voiture.

C'est donc suivi une course à travers Paris, pour prendre un billet Paris-Reims (moi) et changer un Strasbourg en Reims (l'autre). Seulement une douzaine d'euros, merci la carte 12-25 ! smiley: sourire Sous la pluie, nous parcourons le chemin qui sépare la gare du nord de la gare de l'est, et trouvons le bon quai.

Une heure de train : 20 pages de bouquin (le maître du haut château) & un niveau de Advance Wars, sur nintendo DS.

Arrivée à Reims, il fait le même temps qu'à paris, pour le moins "humide" (pour utiliser un euphémisme). Nous décidons de continuer vers l'est jusqu'a avoir du soleil ^^, et retrouvons notre "chauffeur" devant la gare.

Depuis que je conduis, je préfère faire la route la nuit ; il y a moins de monde sur la route, et l'on ne risque pas d'avoir le soleil dans les yeux ^^. Ici, aucun risque d'éblouissement : le ciel, que le soleil avait quitté depuis longtemps, était couvert de gros nuages noirs ; l'air rempli de flotte. Il tombait des hallebardes ; la visibilité était faible. Tout cela contribuait à donner un côté un peu "surréaliste" au voyage, surtout quand on ne conduit pas. On a l'impression que la voiture est entourée de néant ; de l'extérieur on n'aperçoit que la nuit, l'autoroute monotone et répétitive, et quelques voitures et camions, qui par se temps sont entourés d'une aura d'eau. Dépasser un camion dans ces conditions peut-être légèrement effrayant ; on est obligés d'accélérer, de passer dans les éclaboussures qu'il envoie sur les côtés, de résister au vent qu'il déplace... En tout cas, à force de doubler des camions, on a fait des économies sur le nettoyage de la voiture : le coté droit a été suffisamment aspergé d'eau pour supprimer toute trace de salissure ^^

Pour passer le temps, nous discutons de tout, des films du moment, des livres lus récemment, de ce qui se passe dans la vie de chacun.. Puis je lance l'idée d'un petit jeu, en mentionnant que j'avais lu, quelque part sur le net, qu'insérer certains mots dans les proverbes donnait des résultats... croustillants.

Attention, le paragraphe suivant peut choquer la sensibilité des gens qui ont une sensibilité susceptible d'être choquée facilement. Pour transformer un proverbe, illustration d'un concept supposé être d'une grande sagesse, en phrase humoristique, il suffit d'y inclure les mots "entre les cuisses" et "entre les fesses". Exemple très subtil : en partant de "l'appétit vient en mangeant", on obtient "l'appétit entre les fesses vient en mangeant entre les cuisses" (grossen rigolad). Pour varier les plaisirs, on se rend compte qu'en fait, toute phrase devient drôle quand on lui ajoute ces deux expressions, que ce soient des slogans publicitaires, ou des phrases simples ("c'est le colonel moutarde entre les cuisses avec le chandelier entre les fesses"). (j'ai honte. smiley: grand sourire)

Mine de rien, avec ce petit jeu, on occupe facilement une bonne heure, pleine d'humour léger et de poésie, mais arrive le moment fatidique où l'on n'arrive plus à trouver de nouveaux proverbes.

Je pense que l'imagination a besoin de quelque chose à voir, à entendre, pour fonctionner (cf. "le joueur d'échecs" de Stephen Sweig). Au bout d'un moment, nous tombons à court de proverbes. D'après moi, nous devons attendre d'arriver à Strasbourg, pour que le cerveau voie autre chose qu'une route de nuit.. Et il semblerait que j'avais raison : quelques minutes après être rentrés dans Strasbourg, les idées sont revenues smiley: sourire

Nous arrivâmes à Strasbourg vers deux heures du matin, et discutâmes dans la cuisine jusqu'a 4 heures ^^;



Saturdi

la cathédrale de Strasbourg
Afin d'avoir le temps de visiter la ville et de goûter les spécialités culinaires du coin, nous nous réveillons le matin, assez tôt (Temps de sommeil cumulé lors de ce week-end : 5 heures).

Pour rejoindre le centre, nous prenons le tramway. Comment c'est trooooop chou un tram! ^^; Mais je m'égare.

Nous avons joué les vrais touristes, avec visite de la cathédrale, photos (de la cathédrale aussi), et dégustation de plats typiques ; choucroute et baeckeofe, que je prononce "bakéloffe", mais apparemment c'est pas ça. Ce léger en-cas fut suivi d'une découverte de la ville en bateau-mouche, avec le commentaire audio et tout! De vrais touristes, vous dis-je.

Le commentaire audio nous apprend donc que Strasbourg est une ville avec beaucoup d'histoire (duh!), et, moyen age oblige, avec une histoire assez violente par endroits.. "voici l'endroit où une rixe entre deux familles a fait vingt morts", "à votre gauche, la tour du bourreau de machin", "à votre droite, une église dont les lignes étranges ont valu une rossée à son architecte", etc... Vient ensuite le quartier européen, (beaucoup) plus moderne que les maisons à colombage, où l'on retrouve les sièges de nombreuses institutions européennes, telles que le conseil de l'Europe, ou la cour européenne des droits de l'homme. Il y a même le siège d'Arte. smiley: sourire

Ensuite, nous somme allés à un bar assez sympa, appelé "l'abattoir". Malgré son nom qui évoque le sang et les animaux coupés en morceaux, c'est un endroit tout à fait calme, relaxant, où l'on doit retirer ses chaussures, pour s'installer sur des coussins au sol et fumer un narguilé. Je pourrais m'endormir dans un endroit pareil. smiley: sourire

De retour à l'appartement, nous continuons notre découverte de l'Alsace par la consommation d'alcools locaux, tout en jouant à "Jungle Speed" (voir ici), puis au poker, en pariant de l'argent (des centimes hein, on a pas des payes de ministres).

Quelques amies nous rejoignent, et nous partons en boite. Aaah la boite. Imaginez une rame de métro, bondée, plongée dans l'obscurité et ajoutez-y quelques enceintes crachant à plein volume les tubes du moment, vous aurez une idée de l'endroit. Je n'ai rien contre la chaleur, ni contre le son joué un peu trop fort, mais je ne supporte pas rester dans une espèce de couloir, obligé de se décaler toutes les deux minutes pour laisser passer un malpoli qui pense que l'herbe est plus verte de l'autre coté de la boite. smiley: triste

Après quelques pas de dance (on ne se moque pas !), nous sommes rentrés, encore une fois vers quatre heures du matin.



Sundi

Reveil tôt. Tellement tôt que je ne comprends pas, au début, pourquoi j'ai encore un peu la tête qui tourne.. En fait, il est 8 ou 9 heures, mais je ne le sais pas encore. Temps de sommeil cumulé sur le week-end : une dizaine d'heures. L'air est rempli de brume.

Nous prenons la voiture pour nous rendre en Allemagne, au célèbre "Europa Park". Pour passer la frontière, il faut prendre un ferry, qui nous fait traverser la rivière. Entouré de brouillard, le trajet prend des airs oniriques ; je ne sais pas trop où je suis, ni où je vais.

Onirique.
Onirique.


Europa parc, c'est bien, à ne pas manquer si vous passez dans la région. Le parc semble, par endroits, être une imitation de disneyland Paris, mais cette impression ne reste pas. Nous avons fait beaucoup d'attractions, de nombreuses "montagnes russes", et même le traditionnel "truc qui fait peur", mieux fait que celui de disney, à mon goût. Il y avait un genre d'attraction que je ne connaissais pas, le "truc qui fait peur, avec des acteurs". Mine de rien, se balader dans le noir sur un sol qui bouge, avec des trucs bizarres le long des murs, et des gens déguisés en fantômes, qui sortent dont ne sait où, et qui vous fixent ou parlent en allemand, ça rend mal à l'aise. ^^

Par contre, j'étais tellement en manque de sommeil que je pensais qu'il était midi quand on a grignoté quelques trucs, alors qu'il n'était que neuf ou dix heures.. J'ai gagné deux heures, remarque. Quand est finalement venu le temps de déjeuner, j'en ai profité pour aller acheter un paquet de cigarettes à un distributeur. En ce qui concerne le prix du tabac en Allemagne, la rumeur disait vrai : c'est moins cher. C'est même tellement pas cher que l'on trouve de l'argent DANS les paquets ! (voir photo)

Paquet cadeau
Paquet cadeau


Nous avons terminé par le meilleur, l'attraction qui provoque le plus de sensation en Europe (d'après wikipedia, il s'agit de la premiére en Europe en terme de hauteur, et de la seconde en terme de vitesse). Enfin bon c'est jamais qu'un train au dessus d'un parking, se déplaçant à 130 kilomètres-heure ^^; (lien : l'article de wikipedia sur le sujet). On a juste eu le temps de le faire deux fois avant de rentrer.

Eh oui, le temps passe vite quand on s'amuse, et il fut bientôt temps de rentrer.. De rentrer même très vite, si l'on voulait arriver à temps pour prendre le train du retour à Reims. Commençant à paniquer, à nous dire que Strasbourg-Reims en trois heures ça allait être sport, nous sommes retournés à l'appart, quand l'idée nous vint de ne pas prendre la route et foncer comme des bêtes, mais de prendre le train à Strasbourg. smiley: grand sourire

Le voyage en TGV me parut long, même si j'ai trouvé la décoration du wagon très sympathique. Même en seconde, le TGV dégage une certaine "classe". Par contre, avec seulement quelques heures de sommeil dans les pattes, et après une journée à marcher, il est difficile de rester éveillé.

Arrivée à paris, gare de l'est. C'est la dernière ligne droite avant de pouvoir dormir, heureusement qu'il ne pleut pas ! Monter les marches jusqu'à la gare du Nord, prendre le RER, puis le métro... Nourrir le chat, regarder un peu de télé, et se coucher. Fin d'un super week-end. smiley: grand sourire
manu