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Que peut-on faire contre le piratage, qui tue nos artistes préférés ?

Écrit le : Mardi 11 Juillet 2006
Dernière mise à jour : Mardi 7 Aot 2007
"Home Taping Is Killing Music", 1980


Tout d'abord, je combats cette expression « piratage », qui renvoie à des images de violence extrême, de pillages et de viols. Il est beaucoup plus correct de parler de « copie illégale ».

Ensuite, je doute que l'acte de copier de la musique nuise véritablement aux artistes, et ce, pour plusieurs raisons :

  1. Les majors prétendent perdre de l'argent lorsque quelqu'un obtient une oeuvre sans les avoir payés, se basant sur le "calcul" un CD téléchargé = un CD non acheté.

    Si l'on suivait cette logique absurde jusqu'au bout, on obtiendrait des chiffres aberrants, comme le montre cet article : http://www.pcin...passe-le-PI.htm

    Voyons les choses sous un autre angle : si vous gagnez, dans un concours quelconque, une voiture, cela signifie-t-il que vous en ayez acheté une, si elle n'avait pas été offerte ?

    Il n'y a donc pas véritablement de « perte », ou, en tout cas, bien moindre que ce qu'avancent les majors.

  2. Ensuite, on est en droit de se demander quel est le véritable préjudice commis aux artistes, quand on écoute sur son ordinateur un morceau qui passe régulièrement à la radio, ou en téléchargant un film qui est passé la veille à la télévision...

    Se référer à l'article suivant : "le p2p est un magnétoscope " http://www.rati...nal.php?id=1893

  3. En lieu de « copie illégale », ou de « piratage », on peut aussi parler de « libre circulation de biens culturels » ^^ Le partage simplifié d'oeuvres favorise leur diffusion, les réseaux p2p nous permettent, notamment, de découvrir des artistes très peu connus, et nous montre surtout que les gens sont prêts à accepter un nouveau mode de distribution des oeuvres, ce que les majors, ou plutôt les groupements de majors (RIAA & MPAA aux états unis, SNEP en France), se refusent à admettre.


Pour terminer cette diatribe que seuls les plus patients d'entre vous auront lue jusqu'au bout, je me permets de citer Eben Moglen, avocat et professeur à la faculté de droit de l'université de Columbia:

Pour se maintenir en place, les intermédiaires, dont l'activité est devenue non seulement inutile mais répugnante, cherchent à nous faire croire que, sans leur combat pour faire cesser l'échange de fichiers, les artistes mourraient de faim. (...)

Tout porte à croire que de nouvelles formes de rapports entre le créateur et son public peuvent améliorer la situation financière de l'artiste.

– Eben Moglen, Cité dans un article traduit par Courrier International



"Home Cooking is killing the restaurant industry", c'est pas plus con que l'original
manu